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Une fondation familiale fait un don de 25 millions $ à l’Université McGill

C’est une rare et belle histoire qui mérite de ne pas passer sous silence. Aldo Bensadoun, philanthrope et figure mondiale du commerce au détail, vient certainement de se distinguer par un don majeure et visionnaire envers son alma mater, l’Université McGill. Et grâce à ce don de 25 millions $, l’université montréalaise veut maintenant devenir le chef de file mondial de la formation en gestion du commerce au détail. Merci ! Gros merci à la Fondation de la famille Bensadoun.

Depuis l’annonce publique faite durant la deuxième semaine de mai, on sait maintenant que le don servira de catalyseur pour le lancement d’une école internationale de gestion du commerce au détail au cœur de Montréal. On veut fonder une école pour la création de savoir et la formation de dirigeants dans le secteur en mutation rapide du commerce au détail. L’Université McGill va donc créer l’École Bensadoun de gestion du commerce au détail.

Cette école sera un centre névralgique situé au cœur de Montréal destiné aux étudiants, aux professeurs-chercheurs et aux professionnels qui veulent réinventer l’avenir d’un secteur certes marqué par de profonds changements depuis l’arrivée d’internet.

L’ouverture de l’École est prévue à l’automne 2018.

Elle prendra naissance notamment au moment où le secteur du commerce au détail s’interroge sérieusement sur la manière de relever les nombreux défis posés par la mondialisation, la place de plus en plus importante du commerce en ligne et les exigences de plus en plus pointues des consommateurs.

Elle étudiera les effets des nouvelles pratiques et technologies, en s’appuyant sur les ressources existantes de l’Université McGill en neurosciences et sciences cognitives pour mieux comprendre le processus de prise de décision des consommateurs.

La nouvelle école fera aussi sienne la philosophie de McGill qui place le développement durable au premier plan, en développant des moyens de promouvoir des prises de décisions plus respectueuses de l’environnement et de la santé.

L’École participera enfin à l’essor de la ville de Montréal et du Québec en se positionnant comme un centre international de recherche, de formation et de validation des meilleures pratiques pour ce secteur.

LABORATOIRE D’INNOVATION

L’une des pièces maîtresses de la nouvelle École sera son laboratoire d’innovation, d’enseignement et de recherche qui occupera un espace très visible au croisement des rues Sherbrooke et McTavish.

Il permettra aux étudiants de travailler de manière concrète sur des problèmes auxquels se heurte le commerce au détail et d’étudier, dans un environnement universitaire, en lien direct avec l’industrie, les vrais enjeux du secteur.

L’École se distinguera également par sa forte composante « expérientielle » qui viendra étayer son cursus. Elle proposera des programmes en gestion du commerce au détail, allant des formations du premier au troisième cycle, afin de former les futurs dirigeants du secteur.

« Nous serons en mesure de fournir à la nouvelle génération des détaillants des solutions innovantes pour accompagner la transformation du secteur. Avec l’évolution du comportement des consommateurs, le succès des détaillants sera largement tributaire de l’intégration de disciplines connectées comme l’analyse des mégadonnées, l’intelligence artificielle et les neurosciences. C’est justement cela que nous allons offrir à nos étudiants », a d’ailleurs commenté le généreux fondateur du Groupe Aldo, Aldo Bensadoun.

Algérien né au Maroc en 1939, Aldo Bensadoun est le fondateur de la chaîne de boutique de vêtements mondialement connue Aldo. Il épousa une Québécoise, Dianne Bibeau, après son installation à Montréal, avec qui il fonda aussi une famille de trois enfants : David, Douglas et Daniela Bensadoun.
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Photo: Monsieur Bensaloun honoré lors de la cérémonie de remise de l’ordre national du Québec 2013.

À propos du Groupe ALDO : aldogroup.com/about-us.html

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De quoi McGill University parle-t-elle à Davos ?

L’Université McGill, une des grandes fiertés de Montréal, est d’abord la seule institution universitaire du Canada à être invitée au Forum économique mondial de Davos. Alors de quoi ses représentants parlent-ils devant les grands leaders économiques de la planète?

Les effets de l’automatisation et de la numérisation sur le marché du travail seront particulièrement abordés par la principale et vice-chancelière de McGill, Suzanne Fortier, qui y pilote un atelier avec Erik Brynjolfsson, directeur de l’initiative du Massachusetts Institute of Technology sur l’économie numérique.

L’an dernier, elle avait aussi été invitée à Davos par le groupe de discussions du Global University Leaders (GUL) pour ensuite en devenir membre. Ce groupe réunit des recteurs de prestigieuses universités. Ceci a évidemment permis à l’université d’élargir sa collaboration avec le Forum économique mondial.

Et pour Davos 2017 ils sont quatre. La principale Fortier y tenant aussi un IdeasLab animé par deux chercheurs de la Faculté de Science et un autre de la Faculté d’Agriculture et des Sciences environnementales sur la thématique : « Shaping a Sustainable World ».

Parmi les autres experts en provenance des quatre coins du monde invités au Forum économique de Davos, trois autres professeurs de l’Université McGill sont là :

  • ElenaBennett : ecosystem ecologist studying interactions among ecosystem services in agricultural landscapes.
  • Graham MacDonald : land use, food systems, environment. growing interest in cities as assistant professor of geography.
  • Andy Gonzalez‏ : maping, urban agriculture.

Le chercheur Andrew Gonzalez y présentera entre autres son projet de carte, qui, en compilant des données, permet d’identifier les zones à préserver et augmenter la biodiversité en milieu urbain.

« Nous sommes ici pour représenter les idées qui sont à la fine pointe dans le domaine de la recherche et de l’apprentissage », a expliqué Suzanne Fortier, à Davos, lors d’un entretien avec La Presse canadienne, en donnant en exemple l’intelligence artificielle, qui, à son avis, obligera les travailleurs à s’adapter aux bouleversements provoqués par les nouvelles technologies.

Conséquemment, il faudra « (…) s’assurer de créer un grand appétit pour l’apprentissage. Il faudra toujours continuer d’apprendre. Il faut faire preuve d’ouverture devant le changement. »

McGill attire donc l’organisation du forum de Davos pour les dossiers de l’agro-alimentaire et du développement durable.

À sa première participation l’an dernier, celle qui dirige l’Université McGill depuis septembre 2013 avait été surprise de constater que le forum de Davos, réputé pour réunir l’élite financière de la planète, ratissait bien plus large avec des volets sur la science, les technologies émergentes, ainsi que la médecine, notamment.

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Lire aussi:

publications.mcgill.ca/reporter/2017/01/davos-2017-andrew-gonzalez-on-building-better-more-sustainable-cities/

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